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Maximilien Ier (empereur germanique, 1459-1519)

Origines et accession

Maximilien Ier naît en 1459, fils de l’empereur Frédéric III de Habsbourg et d’Éléonore de Portugal. Il appartient à la dynastie des Habsbourg, dont il contribue fortement à accroître la puissance politique et territoriale. En 1477, il épouse Marie de Bourgogne, héritière des États bourguignons. Cette union lui apporte, après la mort de Marie en 1482, la possession des Pays-Bas bourguignons, tout en l’engageant dans une longue rivalité avec le royaume de France.

Élu roi des Romains en 1486, Maximilien succède à son père comme chef de l’Empire en 1493. Il ne reçoit pas le couronnement pontifical à Rome, mais il est traditionnellement considéré comme empereur du Saint-Empire à partir de cette date. Son règne s’inscrit dans une période de transformation des institutions impériales et de consolidation de la puissance autrichienne.

Politique impériale et conflits

Maximilien cherche à renforcer l’autorité du souverain tout en composant avec les princes, les villes et les autres pouvoirs de l’Empire. La diète de Worms de 1495 adopte plusieurs mesures importantes, parmi lesquelles la proclamation d’une paix perpétuelle destinée à limiter les guerres privées, ainsi que la création de la Chambre impériale, le Reichskammergericht. Ces réformes participent à la réorganisation de la justice et du gouvernement impériaux, même si leur application demeure inégale.

Son règne est marqué par des affrontements contre la France, notamment pour la succession bourguignonne et la domination en Italie. Il intervient également dans les affaires de Hongrie et de Bohême, ainsi que dans les conflits qui touchent les territoires héréditaires des Habsbourg. Sa politique repose autant sur la guerre et les alliances que sur les mariages dynastiques. Le mariage de son fils Philippe le Beau avec Jeanne de Castille prépare l’implantation des Habsbourg dans la monarchie espagnole.

Postérité et représentation

Maximilien gouverne en étroite relation avec les intérêts des territoires autrichiens, dont il favorise la cohésion. Il attache aussi une grande importance à sa mémoire, à sa généalogie et à la représentation de sa dynastie. Des textes, des portraits et des projets monumentaux contribuent à construire l’image d’un souverain chevaleresque, héritier des empereurs et garant de la grandeur des Habsbourg.

Il meurt à Wels en 1519. Son petit-fils Charles, déjà roi d’Espagne, lui succède comme roi des Romains et devient en 1520 empereur sous le nom de Charles Quint. Le règne de Maximilien constitue ainsi une étape majeure dans l’ascension européenne de la maison de Habsbourg.

Auteur/autrice

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