Naǧm al-Dīn Kobrā (1145-1221)
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Naǧm al-Dīn Kobrā
Identité et parcours
Naǧm al-Dīn Kobrā, également transcrit Naǧm al-Dīn Kubrà ou Najmuddin Kubra, est un maître spirituel musulman de tradition soufie, généralement identifié sous le nom de Šayẖ Aḥmad ibn Muḥammad ibn ʿUmar Rāzī Ḥayyūqī Ḥwārazmī. Son surnom, associé à la forme arabe Kubrā, lui vaut aussi l’appellation de « grand » ou de « très éminent ». Il est communément donné comme né en 1145 et mort en 1221.
Originaire du Khwārazm, il effectua, selon les récits consacrés à sa vie, une formation itinérante auprès de plusieurs maîtres de la science religieuse et du soufisme. Son parcours le conduisit notamment dans différentes régions du monde islamique oriental avant son retour au Khwārazm, où il établit son activité d’enseignement. Il y acquit une réputation considérable comme guide spirituel et directeur de disciples.
Enseignement et confrérie
Naǧm al-Dīn Kobrā est tenu pour le fondateur éponyme de la voie kubrawiyya, l’une des grandes traditions soufies de l’islam médiéval. Cette tradition accordait une place importante à l’expérience intérieure, à la purification de l’âme, à la remémoration de Dieu et à l’interprétation des visions et des lumières perçues par le mystique. Les récits et les textes qui lui sont associés décrivent le chemin spirituel comme une progression graduelle de l’aspirant sous la direction d’un maître.
Son enseignement exerça une influence durable en Asie centrale et dans les régions orientales du monde islamique. Plusieurs disciples ou continuateurs rattachés à son école contribuèrent à diffuser la kubrawiyya, notamment Saʿd al-Dīn Ḥamūya, Naǧm al-Dīn Dāya et Sayf al-Dīn Bākharzī. La tradition kubrawie conserva également le souvenir d’une lignée de maîtres et de textes consacrés aux états spirituels, aux pratiques ascétiques et à la connaissance intérieure.
Œuvres et mort
On lui attribue notamment Fawāʾiḥ al-ǧamāl wa-fawātiḥ al-ǧalāl, traité consacré à l’expérience mystique, ainsi que des épîtres sur les principes de la voie spirituelle. Comme pour de nombreux auteurs soufis médiévaux, l’attribution de certains écrits doit toutefois être distinguée de la transmission ultérieure de son enseignement.
Naǧm al-Dīn Kobrā mourut au moment de la conquête mongole du Khwārazm. La tradition rapporte qu’il refusa de quitter la ville de sa résidence et qu’il périt lors des combats. Sa mémoire fut ensuite honorée comme celle d’un saint maître et d’un martyr du soufisme. La date de 1221 est la plus couramment retenue, tandis que certaines notices donnent 1222.

Auteur/autrice
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