Nicéphore 1 (patriarche de Constantinople, 0758?-0828?)
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Nicéphore Ier de Constantinople
Identité et carrière
Nicéphore Ier, appelé aussi Nicéphore de Constantinople ou Nicephorus, fut patriarche de Constantinople au début du IXe siècle. Il est généralement identifié au prélat né vers 758 et mort en 828, honoré comme saint dans la tradition chrétienne orientale. Avant son accession au patriarcat, il exerça des fonctions dans l’administration impériale et fut associé au milieu ecclésiastique de Constantinople. Son parcours le distingue par le passage d’une carrière de service de l’État à la plus haute dignité de l’Église constantinopolitaine.
Patriarcat et crise iconoclaste
Nicéphore devint patriarche en 806, après la mort de Taraise. Son patriarcat se déroula dans un contexte de fortes tensions religieuses et politiques. La question centrale était celle du statut des images saintes, dont le culte avait été condamné par les empereurs iconoclastes avant d’être rétabli sous Irène et Constantin VI.
À partir de l’avènement de Léon V l’Arménien, la politique impériale s’orienta de nouveau vers l’iconoclasme. Nicéphore défendit la légitimité de la vénération des images et refusa de se conformer aux décisions qui leur étaient hostiles. Le conflit avec l’empereur aboutit à sa déposition en 815 et à son éloignement de Constantinople. Il conserva ensuite une autorité importante auprès des défenseurs des images, notamment grâce à ses écrits théologiques et polémiques.
Œuvre et postérité
Nicéphore est l’auteur de traités dirigés contre l’iconoclasme, dans lesquels il s’attache à distinguer la vénération rendue aux images de l’adoration due à Dieu. Il participa ainsi à l’élaboration de l’argumentation doctrinale qui devait soutenir la restauration définitive du culte des images au milieu du IXe siècle. On lui attribue également une œuvre historiographique, la Brève Histoire ou Chronographie, qui couvre une partie de l’histoire de l’Empire byzantin entre le VIIe et le début du IXe siècle.
Mort en exil vers 828, Nicéphore fut reconnu comme confesseur de la foi. Sa mémoire liturgique et ses écrits contribuèrent à faire de lui une figure majeure de la résistance orthodoxe à l’iconoclasme byzantin.

Auteur/autrice
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