Petrus Fullo (04..-0488?)
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Petrus Fullo
Identification
Petrus Fullo, dit « Pierre le Foulon » ou Peter the Fuller, est un dignitaire ecclésiastique de l’Antiquité tardive, associé au siège patriarcal d’Antioche. Les sources le présentent comme un partisan de la christologie monophysite ou miaphysite, dans le contexte des controverses qui suivirent le concile de Chalcédoine (451). Son nom grec est généralement rendu par Petros II d’Antioche.
Son surnom, probablement lié au métier de foulon, est devenu la forme sous laquelle il est principalement connu dans l’historiographie. Les informations sur ses origines, sa formation et les premières étapes de sa carrière sont incertaines. Il apparaît toutefois comme une figure importante des luttes ecclésiastiques et politiques qui opposèrent, en Orient, les partisans de Chalcédoine et leurs adversaires.
Patriarcat d’Antioche et controverses
Petrus Fullo occupa le siège d’Antioche à plusieurs reprises, dans une succession de crises où les autorités impériales, les évêques et les groupes religieux locaux intervenaient directement. Il fut d’abord installé au début des années 470, puis écarté avant de retrouver le siège à la faveur de changements politiques. Il fut encore patriarche dans les années 480 et conserva cette fonction jusqu’à sa mort, généralement située en 488, sans que la chronologie détaillée de ses différentes périodes soit entièrement stable.
Il est notamment associé à l’introduction, dans certaines formes de la liturgie antiochienne, d’un ajout au Trisagion : « qui as été crucifié pour nous ». Cette formule entendait souligner la réalité de la souffrance et de la crucifixion du Christ, mais elle fut rejetée par ses adversaires comme une formulation théologique contestable. La controverse contribua à faire de Petrus Fullo un symbole de la résistance antichalcédonienne.
Postérité
Après sa mort, sa mémoire demeura liée aux divisions christologiques de l’Orient chrétien. Les traditions chalcédoniennes le décrivent souvent comme un usurpateur ou un hérétique, tandis que les traditions monophysites ou miaphysites l’inscrivent dans l’histoire de la défense de leur doctrine. La diversité des appellations conservées dans les langues modernes reflète cette réception contrastée.

Auteur/autrice
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