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Philippus Beroaldus (1453-1505)

Identité et milieu

Philippus Beroaldus, également appelé Filippo Beroaldo ou Filippo Beroaldo il Vecchio, est un humaniste italien de la fin du Moyen Âge et du début de la Renaissance. Né en 1453 et mort en 1505, il appartient au milieu intellectuel bolonais, particulièrement marqué par l’étude des auteurs de l’Antiquité et par le développement de l’imprimerie.

Enseignement et activité humaniste

Beroaldus est surtout connu comme professeur de lettres et de rhétorique à l’université de Bologne. Son enseignement reposait sur la lecture attentive, l’explication linguistique et l’interprétation morale des textes classiques. Comme beaucoup d’humanistes de son temps, il contribua à déplacer l’étude des textes anciens d’un cadre principalement scolaire vers une pratique philologique fondée sur la comparaison des manuscrits, la correction du texte et le commentaire érudit.

Son activité s’inscrit dans le réseau européen des maîtres, copistes, imprimeurs et éditeurs qui diffusaient alors les œuvres latines. Il participa à l’établissement et à la publication de textes antiques, tout en rédigeant des commentaires destinés à en éclairer le vocabulaire, les allusions historiques et les références littéraires. Sa réputation dépassa ainsi le cadre de l’université bolonaise.

Œuvres et postérité

Philippus Beroaldus travailla notamment sur des auteurs comme Apulée, Suétone et Cicéron. Ses commentaires sur les textes classiques furent souvent imprimés avec les œuvres qu’ils accompagnaient et connurent une large diffusion. Ils témoignent d’un humanisme attentif à la langue latine, à la tradition manuscrite et à la transmission des savoirs antiques.

Il faut le distinguer de son parent et homonyme Filippo Beroaldo il Giovane, lui aussi écrivain et humaniste. L’appellation « il Vecchio », ou « senior », sert précisément à éviter cette confusion dans les catalogues et les travaux historiques.

Auteur/autrice

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