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Comment décorait-on les boucliers ?

Comment décorait-on les boucliers ?

Les boucliers médiévaux étaient le plus souvent décorés par la peinture, appliquée sur une surface de bois recouverte de peau, de toile ou d’un autre revêtement. Les couleurs vives étaient fréquentes, car elles rendaient les motifs visibles à distance. On employait des aplats, des bandes, des bordures, des divisions géométriques, des croix, des animaux, des créatures fantastiques ou des motifs végétaux. La décoration pouvait aussi comporter des éléments métalliques : umbo, clous, renforts, bordures ou appliques, parfois disposés de manière ornementale.

À partir du XIIe siècle, les armoiries prirent une place croissante sur les boucliers des chevaliers et des lignages aristocratiques. Elles permettaient d’identifier un combattant dans la mêlée, lors d’un tournoi ou dans une représentation officielle. Le décor reprenait alors les couleurs et les figures associées à un blason : lions, aigles, fleurs de lys, bandes, chevrons ou autres signes héraldiques. Les boucliers ne portaient toutefois pas tous des armoiries personnelles. Ceux des fantassins, des milices urbaines ou des communautés pouvaient afficher un emblème collectif, un motif religieux, les couleurs d’une ville ou une décoration plus simple.

La forme du bouclier influençait également son décor. Les grands boucliers de type normand offraient une longue surface verticale, tandis que les écus triangulaires puis davantage échancrés étaient adaptés à l’affichage des armoiries. Les rondaches, targes et pavois pouvaient recevoir des peintures, des inscriptions ou des emblèmes destinés à reconnaître une unité. Il ne faut cependant pas imaginer des objets toujours richement ornés : l’usage, les intempéries et les coups dégradaient rapidement les couleurs, et beaucoup de boucliers étaient avant tout des équipements fonctionnels.

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