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Comment fonctionnait un moulin à eau ?

Au Moyen Âge, le moulin à eau utilisait la force d’un cours d’eau pour accomplir un travail répétitif, surtout moudre les céréales. L’eau était dirigée vers une roue, installée sur le côté du bâtiment ou sous celui-ci. En poussant les pales ou les augets, elle faisait tourner la roue, qui transmettait son mouvement à un arbre horizontal. Des engrenages transformaient ensuite cette rotation afin d’entraîner une meule verticale.

De l’eau à la mouture

Le grain était versé entre deux meules de pierre : la meule inférieure restait fixe, tandis que la meule supérieure tournait. L’écartement entre elles devait être réglé avec précision. Trop rapprochées, elles chauffaient ou écrasaient mal le grain ; trop éloignées, elles produisaient une farine grossière. La mouture était ensuite tamisée pour séparer la farine, le son et les fragments plus épais.

Il existait plusieurs installations. Dans un moulin à roue horizontale, la roue se trouvait directement sous les meules et convenait surtout aux cours d’eau présentant une pente suffisante. Dans un moulin à roue verticale, l’eau pouvait agir par-dessous ou tomber sur la roue par-dessus, grâce à un canal et parfois à une retenue. Cette seconde solution offrait généralement une meilleure utilisation de la force de l’eau, mais demandait des travaux plus importants.

Le moulin ne fonctionnait que si le débit et le niveau de l’eau étaient suffisants. Des vannes permettaient de contrôler l’arrivée d’eau, tandis que des digues, biefs et canaux servaient à créer ou maintenir une différence de hauteur. L’installation devait être entretenue : meules, engrenages en bois, arbres et roues s’usaient. Certains moulins furent aussi adaptés à d’autres tâches, comme le foulage des draps, le broyage de matières ou le forgeage, mais la mouture des céréales resta leur usage le plus courant.

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