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Comment portait-on une épée ?

Comment portait-on une épée ?

Au Moyen Âge occidental, l’épée se portait généralement dans un fourreau suspendu à une ceinture. Le fourreau protégeait la lame et évitait qu’elle ne blesse son porteur ou ses voisins. La ceinture d’épée pouvait être distincte de la ceinture servant à maintenir les vêtements, surtout pour les combattants équipés. Elle était le plus souvent placée autour de la taille ou des hanches, avec l’épée du côté gauche pour un droitier, afin de dégainer de la main droite.

Le fourreau n’était pas toujours accroché verticalement. Des courroies, fixées à son extrémité supérieure, permettaient de l’incliner vers l’arrière ou vers l’avant. Cette inclinaison facilitait le dégainage et évitait que la poignée ne gêne les mouvements. Selon les périodes, les formes de suspension variaient : une seule attache pouvait convenir à une épée relativement légère, tandis que deux points de suspension offraient davantage de stabilité, notamment pour les armes plus longues.

La manière de la porter dépendait aussi de la situation. À pied, l’épée restait ordinairement au côté, dans son fourreau. À cheval, elle pouvait être suspendue plus bas ou adaptée à l’équipement du cavalier pour ne pas entraver la selle et les jambes. Les épées très longues ou particulièrement lourdes ne se portaient pas toujours de la même façon qu’une épée de taille courante : elles pouvaient être tenues à la main lors des déplacements ou transportées autrement. Enfin, le port de l’épée signalait souvent le statut social ou militaire de son propriétaire, mais la richesse du fourreau et de la ceinture variait fortement.

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