Comment prenait-on soin des nourrissons ?
Comment prenait-on soin des nourrissons ?
Comment prenait-on soin des nourrissons ?
Les soins dépendaient fortement du milieu social, de la région et des ressources du foyer. Dans de nombreuses familles, la mère allaitait elle-même l’enfant, parfois pendant plusieurs années, avec une diversification progressive de l’alimentation. Les familles aisées pouvaient confier l’allaitement à une nourrice, souvent dans leur maison ou chez celle-ci. Cette pratique permettait à la mère de reprendre certaines activités, mais elle exposait aussi le nourrisson à un changement de milieu et à des risques sanitaires variables.
Le nouveau-né était enveloppé dans des langes, maintenu au chaud et installé dans un berceau, un couffin ou auprès des adultes. L’emmaillotement, très répandu, visait à protéger l’enfant et à limiter ses mouvements, même si ses formes et ses justifications variaient selon les coutumes. Les langes étaient changés et lavés lorsque les moyens le permettaient. On donnait également une grande importance à la chaleur, car les habitations étaient difficiles à chauffer et les nourrissons supportaient mal le froid.
La toilette existait, mais elle n’obéissait pas partout aux mêmes habitudes. Le visage, les mains et les parties souillées étaient nettoyés régulièrement, tandis que le bain complet pouvait être plus occasionnel. Des femmes de la famille, des servantes ou des sages-femmes participaient aux soins et surveillaient les signes de maladie. Après le sevrage, l’enfant recevait des bouillies, du lait ou des aliments ramollis, selon les usages locaux et les ressources disponibles. Malgré cette attention, les infections, la déshydratation et les complications liées à la naissance rendaient la première année particulièrement dangereuse : la mortalité élevée ne signifie toutefois pas que les familles étaient indifférentes aux nourrissons.

