Que mangeait-on dans les villes ?
Que mangeait-on dans les villes ?
Dans les villes du Moyen Âge, l’alimentation dépendait fortement de la richesse, du métier et de la région. La base du repas était souvent constituée de pain, fabriqué avec du froment dans les milieux aisés, mais aussi avec du seigle, de l’orge ou des mélanges de céréales pour une grande partie de la population. Les bouillies, soupes et potages de légumes secs, de choux, de poireaux ou d’oignons complétaient fréquemment ce pain.
Une alimentation liée aux marchés
Les marchés urbains permettaient d’acheter des produits venus des campagnes proches ou de régions plus éloignées. On y trouvait des œufs, du fromage, du lait, des fruits frais ou séchés, des noix et parfois des épices. Le poisson occupait une place importante, notamment pendant les jours d’abstinence religieuse. Il pouvait être consommé frais dans les villes proches des rivières, des lacs ou des côtes, mais aussi salé, fumé ou séché pour être transporté et conservé.
La viande n’était pas absente des villes, contrairement à une idée répandue, mais sa consommation variait beaucoup. Les bouchers vendaient surtout du porc, du bœuf, du mouton et de la volaille. Les artisans et les travailleurs en mangeaient de façon irrégulière, tandis que les tables riches pouvaient proposer plusieurs viandes, du gibier et des préparations plus coûteuses. Les habitants des villes disposaient également de boissons comme l’eau, la bière ou le vin, selon les régions et les ressources locales.
Les citadins ne mangeaient donc pas tous de la même manière. Les disettes, les guerres, les mauvaises récoltes et les fluctuations des prix pouvaient réduire fortement l’accès aux aliments. La cuisine urbaine reposait surtout sur des produits simples, transformés en pains, soupes, ragoûts et pâtés, auxquels les plus favorisés ajoutaient des aliments plus rares et plus abondants.

