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Quelles machines de siège utilisait-on ?

Les armées médiévales employaient plusieurs types de machines de siège, selon les fortifications visées, les ressources disponibles et la durée prévue de l’opération. Les engins à projectiles lançaient des pierres, des pots incendiaires ou d’autres charges contre les murailles et les défenseurs. Parmi eux figuraient les pierrières à traction, actionnées par des hommes tirant sur des cordes, ainsi que les trébuchets à contrepoids, plus puissants et capables de propulser de lourds projectiles. Les termes employés dans les textes, comme « mangonneau » ou « pierrière », ne désignent toutefois pas toujours des modèles parfaitement distincts.

Les engins destinés à franchir les défenses

Le bélier servait à frapper les portes ou les parties fragiles d’une muraille. Il était souvent protégé par une couverture en bois et en cuir, parfois montée sur roues. Les tours de siège, également roulantes, permettaient d’approcher des remparts et de faire passer des combattants sur le chemin de ronde. Des échelles, des passerelles et des mantelets mobiles complétaient ce dispositif, en protégeant les assaillants contre les tirs et les projectiles. Ces équipements nécessitaient des routes praticables et pouvaient être inutilisables face à un fossé profond ou à un terrain accidenté.

À la fin du Moyen Âge, les armes à poudre commencèrent à modifier les techniques de siège. Les bombardes et autres pièces d’artillerie lançaient des boulets de pierre, puis progressivement de métal, contre les murailles. Leur efficacité variait beaucoup selon leur taille, leur fabrication et la qualité de la poudre. Elles ne rendaient pas immédiatement les anciennes machines inutiles : trébuchets, béliers, mines et travaux de terrassement continuèrent à être employés. En pratique, la prise d’une place reposait souvent sur la combinaison de plusieurs méthodes, mais aussi sur la famine, la négociation ou la reddition de la garnison.

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