Quels fruits mangeait-on ?
Quels fruits mangeait-on ?
Au Moyen Âge, les fruits les plus courants provenaient des vergers, des vignes et des jardins. On mangeait notamment des pommes, des poires, des prunes, des cerises, des coings et des nèfles. Le raisin occupait une place importante, consommé frais ou transformé en vin, en verjus et parfois en raisins secs. Les pêches et les abricots étaient également connus, surtout dans les régions méridionales et dans les jardins favorisés par un climat doux.
Une alimentation marquée par les régions
Les fruits disponibles variaient fortement selon le climat, les sols et les échanges. Dans le sud de l’Europe et autour de la Méditerranée, on cultivait des figues, des grenades, des melons et diverses formes d’agrumes. Les agrumes restaient toutefois moins répandus dans les régions septentrionales. Les dattes et certaines figues séchées pouvaient circuler comme produits d’échange, mais elles n’étaient pas des aliments ordinaires pour toute la population.
La cueillette et la conservation
Les populations récoltaient aussi des fruits sauvages : mûres, framboises, fraises des bois, prunelles, cornouilles, baies de sureau et cynorhodons, selon les régions. Leur consommation dépendait des saisons et des droits d’accès aux forêts, aux haies et aux terres communes. Pour prolonger leur disponibilité, on faisait sécher les fruits, on les conservait dans du miel ou du sucre lorsque celui-ci était accessible, ou on les préparait en compotes, en gelées et en pâtes de fruits. Les fruits n’étaient donc ni rares ni réservés aux tables aristocratiques, mais leur variété et leur abondance différaient nettement selon le lieu et le niveau de vie.

