Qu’est-ce que le cens ?
Qu’est-ce que le cens ?
Qu’est-ce que le cens ?
Au Moyen Âge, le cens est une redevance périodique due par le détenteur d’une terre à celui qui en possède le seigneurie éminente, le plus souvent un seigneur laïc ou une institution ecclésiastique. Il est généralement lié à la tenure, c’est-à-dire à la terre exploitée, plutôt qu’à la personne seule de celui qui la cultive. Le détenteur, parfois appelé censitaire, verse cette redevance en échange de la jouissance durable de la parcelle et de la reconnaissance des droits du seigneur.
Le cens peut être payé en monnaie, mais aussi en nature : céréales, volailles, œufs ou autres produits agricoles. Son montant est souvent fixé à l’avance et demeure relativement stable, ce qui le distingue des prélèvements calculés selon la récolte. Dans de nombreux cas, il est exigible chaque année à une date déterminée. Les terriers et autres documents seigneuriaux servent notamment à enregistrer les terres concernées, leurs détenteurs et le montant des cens.
Le cens ne doit pas être confondu avec le champart, qui correspond habituellement à une part variable de la récolte, ni avec les corvées ou les banalités. Il ne constitue pas non plus, à proprement parler, un service vassalique : il relève des droits attachés à la terre et à son exploitation. Même lorsqu’il devient faible ou symbolique, son paiement conserve une valeur juridique et sociale, car il rappelle la dépendance de la tenure envers le seigneur.

