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Qu’est-ce qu’un mercenaire au Moyen Âge ?

Au Moyen Âge, un mercenaire est un combattant qui sert un prince, une ville, un seigneur ou une armée en échange d’une rémunération. Contrairement au vassal, dont le service militaire découle d’un lien féodal, ou au paysan mobilisé temporairement par son seigneur, il s’engage principalement par contrat et pour un gain matériel. Cette rémunération pouvait prendre la forme d’une solde, d’un paiement exceptionnel, d’une part du butin ou de privilèges accordés après la campagne.

Les mercenaires n’étaient pas nécessairement étrangers à la région où ils combattaient. Certains étaient des soldats expérimentés qui changeaient de maître au gré des contrats, tandis que d’autres rejoignaient des troupes constituées. Dans la France des XIIe et XIIIe siècles, les chroniqueurs évoquent notamment les « routiers », des combattants souvent organisés en bandes. En Italie, surtout à la fin du Moyen Âge, des compagnies dirigées par des chefs militaires, parfois appelés condottieri, servirent diverses cités et principautés.

Le terme recouvre toutefois des situations variées. Une armée pouvait réunir des chevaliers féodaux, des milices urbaines, des archers, des fantassins et des mercenaires. Ces derniers apportaient leur expérience, leur disponibilité et parfois des compétences spécialisées, mais leur fidélité dépendait généralement du contrat et du paiement. En cas de solde impayée ou de rupture d’engagement, certaines compagnies pouvaient quitter le service, changer de camp ou vivre du pillage, ce qui explique leur réputation souvent redoutée.

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