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Qui savait lire et écrire au Moyen Âge ?

La maîtrise de la lecture et de l’écriture était beaucoup moins répandue qu’aujourd’hui, mais elle ne concernait pas uniquement les moines. Les clercs occupaient une place majeure dans la culture écrite, car le latin était essentiel à l’Église, à l’administration et au savoir. Cependant, des laïcs savaient également lire ou écrire, surtout dans les milieux de cour, de gouvernement, du droit et du commerce.

Avec le développement des villes et des administrations, les besoins en documents augmentent. Notaires, juristes, marchands et officiers utilisent de plus en plus l’écrit. Les langues vernaculaires, dont le français, prennent également une place croissante dans les textes.

Lire et écrire n’étaient pas toujours une seule compétence

Une personne pouvait savoir lire sans maîtriser l’écriture au même niveau. D’autres pouvaient dicter leurs lettres ou documents à un professionnel. Il faut donc éviter de mesurer la culture médiévale uniquement avec notre conception moderne de l’alphabétisation.

À la fin du Moyen Âge, l’essor des écoles, des universités, des administrations et du commerce élargit progressivement les usages de l’écrit, avant que l’imprimerie ne transforme encore davantage sa diffusion.

Auteur/autrice

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