×
  • 405 words

Registre des lettres

Identification et titres

Le Registre des lettres est une collection de la correspondance du pape Grégoire Ier, dit Grégoire le Grand (vers 540-604). Il est également désigné sous les formes latines Registrum epistularum, Registrum epistolarum, Registrum Gregorii, Registrum, ainsi que Epistolae ou Epistulae. Les formes françaises « Registre des lettres » et « Lettres » traduisent ou abrègent cette désignation. Ces variantes renvoient ici à la collection de la correspondance pontificale de Grégoire Ier, et non à une œuvre distincte.

Nature et contenu documentaire

L’œuvre appartient au genre du registre épistolaire : elle rassemble des lettres émises au nom du pape et conservées selon un ordre principalement chronologique et administratif. La collection est traditionnellement organisée en quatorze livres. Elle comprend des lettres adressées à des évêques, des clercs, des responsables civils, des monastères, des souverains et divers correspondants de l’Occident chrétien.

Ces lettres portent sur des questions ecclésiastiques, disciplinaires, administratives et pastorales. Elles témoignent aussi des relations entre l’Église romaine, les pouvoirs politiques, les communautés monastiques et les sociétés de l’Italie et de la Méditerranée à la fin du VIe siècle. Le registre constitue ainsi une source majeure pour l’histoire de la papauté, de l’administration ecclésiastique et des transformations du monde post-romain.

Auteur, langue et datation

L’attribution à Grégoire Ier est solidement établie. Le pape fut évêque de Rome de 590 à 604, et les lettres réunies dans le registre se rapportent à son activité pontificale. La langue de l’œuvre est le latin. La constitution matérielle et éditoriale de la collection ne doit toutefois pas être confondue avec la date d’envoi de chacune des lettres : le registre conserve une correspondance produite au cours du pontificat, tandis que son organisation et sa transmission relèvent de l’histoire ultérieure du texte.

Portée et transmission

Le Registrum a largement contribué à la connaissance de l’exercice du pouvoir pontifical au début du Moyen Âge. Il offre un témoignage exceptionnel sur les réseaux de communication, la gestion des biens et des offices ecclésiastiques, les conflits de juridiction, la protection des populations et les rapports entre Rome et les autres Églises. Sa conservation et sa diffusion ont assuré à la correspondance de Grégoire une place durable dans l’historiographie et dans l’étude de la culture latine médiévale.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr