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Regulae solvendi sophismata

Identification et titres

Regulae solvendi sophismata est un traité médiéval de logique consacré à la résolution des sophismata, c’est-à-dire de propositions ou d’arguments présentant une difficulté logique, sémantique ou argumentative. Le titre canonique peut être traduit par « Règles pour résoudre les sophismes ». On rencontre aussi les formes Regulae soluendi sophismata et Regulæ solvendi sophismata. Dans certaines notices, le titre est associé à l’indication « (1335) ».

Le document est également décrit sous la forme développée Regulae solvendi sophismata: De Insolubilibus, De Scire et dubitare, De Relativis, De Incipit et desinit, De Maximo et minimo. Cette présentation énumère plusieurs domaines traités par l’ouvrage : les propositions dites insolubles, les rapports entre savoir et doute, les termes relatifs, les expressions marquant le commencement et la fin, ainsi que les problèmes du maximum et du minimum.

Auteur et contexte intellectuel

L’œuvre est attribuée à Guillaume d’Heytesbury, dont le nom latin apparaît sous la forme Guillelmus Hentisberus. Guillaume d’Heytesbury est habituellement rattaché au milieu logique anglais du XIVe siècle et à l’enseignement de la logique à Oxford. Les dates qui lui sont traditionnellement associées, environ 1313-1372, restent indiquées ici comme approximatives.

Le traité appartient au domaine de la logique scolastique et s’inscrit dans la tradition des discussions médiévales sur les propriétés des termes, les conséquences, les ambiguïtés du langage et les paradoxes autoréférentiels. Le mot sophisma ne désigne pas nécessairement une erreur : il renvoie souvent à une proposition difficile dont l’analyse exige de distinguer plusieurs sens, conditions de vérité ou règles de formulation.

Datation, langue et portée

La date précise n’est pas renseignée dans les données disponibles. L’année 1335 apparaît toutefois dans une forme de titre associée à l’œuvre et peut correspondre à une datation traditionnellement retenue pour sa composition. Elle doit être distinguée d’une date certaine établie par un témoin ou par une indication explicite de l’auteur. La langue de rédaction est le latin, conformément au titre et au cadre universitaire de l’œuvre.

Par son objet, Regulae solvendi sophismata constitue un témoignage de la technicité atteinte par la logique médiévale dans l’analyse des énoncés problématiques. Son organisation en sections thématiques permet d’étudier différentes formes de difficulté logique sans réduire l’ouvrage à un simple recueil d’exemples : le terme de regulae met au premier plan les procédures et principes destinés à conduire la résolution.

Auteur/autrice

root@sd-146999.dedibox.fr