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Richesse et pauvreté ou Naboth le Pauvre

Identification et titres

Richesse et pauvreté ou Naboth le Pauvre est le titre français d’une œuvre latine généralement connue sous le nom de De Nabuthae ou De Nabuthae historia. Les formes De Nabuthe, De Nabuthe Jezraelita et (De) Nabuthae sont également attestées pour la désigner. Le titre renvoie à Naboth le Jizréélite, personnage biblique dont l’histoire est racontée dans le Premier Livre des Rois, au chapitre 21.

Nature et attribution

L’œuvre est attribuée de manière établie à Ambroise, évêque de Milan, mort en 397. Il s’agit d’un texte de prédication et d’exégèse morale consacré au récit de Naboth, victime de la convoitise du roi Achab et de Jézabel. Le récit biblique sert de point de départ à une réflexion chrétienne sur l’acquisition des biens, l’injustice envers les pauvres et la responsabilité morale des détenteurs de richesses.

Dans la tradition manuscrite et éditoriale, l’œuvre peut être présentée comme une homélie, un traité ou une exposition de l’histoire de Naboth. Ces désignations soulignent moins des genres strictement distincts que la double dimension du texte : commentaire scripturaire et exhortation morale. Son titre latin met l’accent sur le personnage biblique, tandis que le titre français Richesse et pauvreté met en avant le thème social et éthique de l’œuvre.

Contexte et portée

Composée dans le contexte du christianisme latin de l’Antiquité tardive, l’œuvre témoigne de l’importance prise par la question des richesses dans la prédication épiscopale. Ambroise y dénonce la violence exercée contre le propriétaire spolié et conteste la légitimité d’une richesse acquise au détriment des plus faibles. La pauvreté n’y est donc pas seulement une condition matérielle : elle devient un révélateur de l’injustice et un objet de responsabilité pour la communauté chrétienne.

Le texte appartient au corpus des œuvres exégétiques et pastorales d’Ambroise. Il a été transmis sous plusieurs formes de titre, notamment De Nabuthae, De Nabuthe Jezraelita et De Nabuthae historia, qui permettent de l’identifier dans les catalogues et les éditions. Sa langue de composition est le latin. Aucune date précise de rédaction ne peut être retenue ici ; l’œuvre doit être située dans la période d’activité d’Ambroise, au plus tard avant sa mort en 397.

Auteur/autrice

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