Seper miṣwwt gadwl
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Seper miṣwwt gadwl
Identification et titres
Seper miṣwwt gadwl, plus couramment transcrit Sefer Mitzvot Gadol ou Sefer Mitsvot Gadol, est un vaste ouvrage juridique consacré aux commandements de la Loi juive. Son titre signifie « Grand livre des préceptes ». Il est également désigné par les formes abrégées SeMa »G, Semag et SM »G. La graphie fournie par le dossier, Seper miṣwwt gadwl, correspond à une translittération savante du titre hébreu.
Auteur, genre et composition
L’ouvrage est attribué à Moïse ben Jacob de Coucy, maître et prédicateur juif du XIIIe siècle, généralement connu sous le nom de Moïse de Coucy. Il appartient au genre des recueils de commandements et de codifications halakhiques, c’est-à-dire des œuvres qui exposent les règles religieuses et juridiques du judaïsme rabbinique.
Comme l’indique son titre, le Sefer Mitzvot Gadol organise sa matière autour des préceptes bibliques. Sa structure traditionnelle distingue les commandements positifs, à accomplir, et les commandements négatifs, à ne pas transgresser. L’exposé ne se réduit toutefois pas à une simple liste : chaque règle est replacée dans une argumentation fondée sur la Bible, le Talmud et la tradition juridique rabbinique. L’œuvre s’inscrit ainsi dans la continuité des entreprises de dénombrement et de classement des commandements, tout en reflétant les méthodes de discussion propres aux maîtres juifs médiévaux.
Contexte médiéval et portée
Le traité a été composé dans le contexte des communautés juives de la France médiévale, où l’enseignement de la loi, la prédication et la transmission des décisions halakhiques occupaient une place centrale. Moïse de Coucy est également associé à une activité de prédication destinée à rappeler les obligations religieuses et à renforcer la pratique communautaire. Le Sefer Mitzvot Gadol répond donc à la fois à une ambition savante et à un besoin pratique : fournir un cadre de référence pour l’étude et l’observance des commandements.
Par son ampleur et son organisation, l’ouvrage est devenu l’un des textes importants de la littérature juridique juive médiévale. Il témoigne de la réception, en milieu ashkénaze, des grandes synthèses de la loi juive et de leur réélaboration à partir des débats talmudiques et des traditions des maîtres français. Sa composition est généralement située au XIIIe siècle, mais les données fournies ici ne permettent pas d’en préciser les limites chronologiques ni le lieu exact de rédaction.

Auteur/autrice
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