Summa perfectionis magisterii
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Summa perfectionis magisterii
Identification et titres
La Summa perfectionis magisterii est un traité latin d’alchimie, généralement désigné dans l’historiographie sous le nom de Pseudo-Geber. Le titre complet apparaît sous plusieurs formes, notamment Summa perfectionis, Summa collectionis complementi secretorum naturae et De summa complementi occultae secretorum naturae perfectione. Les formes abrégées Summa et « Abrégé du magistère parfait » sont également attestées comme désignations de l’œuvre ou comme traductions de son titre.
Nature et attribution
L’œuvre appartient au genre de la summa alchimique : elle organise de manière systématique des notions théoriques et des opérations relevant du « magistère », c’est-à-dire de la pratique alchimique orientée vers la transformation et la perfection des substances. Elle traite notamment des propriétés des corps et des matières minérales, ainsi que des procédés et instruments nécessaires à l’accomplissement de l’œuvre.
L’attribution traditionnelle à Geber doit être comprise avec prudence. Le nom de Geber renvoie ici à une autorité alchimique construite dans la tradition latine à partir de la figure de Jābir ibn Ḥayyān, mais la Summa perfectionis n’est pas considérée comme une traduction directe d’un traité arabe authentifié de celui-ci. Son auteur réel n’est pas établi ; c’est pourquoi la désignation « Pseudo-Geber » est employée dans les études modernes. Des identifications particulières ont été proposées, sans faire l’objet d’un consensus suffisant pour être retenues comme attribution certaine.
Contexte et portée
La composition de la Summa perfectionis magisterii est généralement située dans le milieu latin de la fin du XIIIe siècle, parfois plus largement dans la période comprise entre la fin du XIIIe et le début du XIVe siècle. Cette datation s’inscrit dans le développement de l’alchimie savante en Occident, alors que les textes attribués à Geber servent de modèles d’autorité et que les savoirs sur les métaux, les sels, les distillations et les transformations de la matière sont exposés dans des ouvrages de plus en plus structurés.
Par son ambition de classement et de démonstration, la Summa constitue l’un des textes majeurs de l’alchimie latine médiévale. Sa renommée tient moins à une identification assurée de son auteur qu’à l’autorité acquise par le nom de Geber et à la place de l’œuvre dans la transmission occidentale des doctrines et des pratiques alchimiques.

Auteur/autrice
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