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Théodore Agallianos

Identification

Théodore Agallianos, également appelé Θεόδωρος Ἀγαλλιανός, Theodōros Agallianos ou Theodorus Agallianus, est un théologien et écrivain ecclésiastique byzantin du XVe siècle. Les dates communément associées à son nom sont approximativement 1400-1474, mais elles doivent être considérées avec prudence. Son activité s’inscrit dans les dernières décennies de l’Empire byzantin et dans les débats religieux qui opposèrent les partisans de l’union avec l’Église latine à ses adversaires.

Activité et position religieuse

Agallianos est généralement identifié comme un représentant de la tendance anti-unioniste. Il prit part, dans ses écrits et son activité ecclésiastique, à la défense des usages et de la doctrine de l’Église grecque contre les positions favorables au rapprochement avec Rome. Son nom est associé au milieu théologique constantinopolitain qui se forma autour de la controverse de l’union des Églises, particulièrement vive avant et après le concile de Florence.

Les indications qui le présentent comme métropolite de Médeia, en Thrace, sont souvent liées à son identification dans les documents et les catalogues ecclésiastiques. Toutefois, la chronologie précise de cette fonction et les étapes de sa carrière restent à établir avec certitude. Le titre latin Midiæ metropolita, ainsi que la forme grecque correspondante, peuvent également avoir favorisé des rapprochements ou des confusions dans la tradition documentaire.

Œuvre et postérité

Agallianos est surtout connu comme auteur de textes polémiques et théologiques. Ces écrits portent sur les divergences doctrinales entre Grecs et Latins, ainsi que sur la légitimité des décisions prises en faveur de l’union ecclésiastique. Son œuvre témoigne des débats intellectuels et institutionnels qui marquèrent l’Église byzantine à la veille et au lendemain de la conquête ottomane de Constantinople.

La tradition manuscrite et les catalogues ont parfois associé à son nom le prénom ou le titre de Théophane, notamment dans la formule Theophanes, metropolita Midiæ. Cette association ne suffit toutefois pas à démontrer qu’il s’agit d’une seule et même personne. Les formes latines Agallianus Theodorus et Theodorus Agallianus renvoient en revanche au même nom grec, sous des transcriptions variables.

Auteur/autrice

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