Timothée Aelure (04..-0477)
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Timothée Aelure
Identité et nom
Timothée Aelure, également appelé Timothée II d’Alexandrie ou Timotheus Aelurus, fut un évêque d’Alexandrie et l’une des principales figures de l’opposition égyptienne au concile de Chalcédoine. Son surnom grec Ailouros, généralement rendu par « Aelure » ou « le Chat », est attesté dans les traditions qui rapportent sa carrière ecclésiastique. Sa date de naissance n’est pas connue avec certitude ; il mourut en 477.
Patriarcat d’Alexandrie
Timothée fut élevé au siège d’Alexandrie en 457, dans le contexte troublé qui suivit le concile de Chalcédoine de 451 et les affrontements entre ses partisans et ses adversaires. Il succéda à Proterius, dont la mort violente avait profondément divisé la cité. Reconnu par une grande partie du clergé et de la population égyptienne, il rejeta la définition christologique de Chalcédoine, considérée en Égypte comme une altération de la doctrine de Cyrille d’Alexandrie.
Son élection ne fut toutefois pas immédiatement acceptée par le pouvoir impérial. En 460, l’empereur Léon Ier le fit éloigner d’Alexandrie et rétablit à sa place un évêque favorable à la politique religieuse impériale. Timothée demeura alors en exil pendant plusieurs années. La crise politique ouverte par l’empereur Basilisque lui permit de revenir à Alexandrie en 475. Basilisque soutenait les adversaires de Chalcédoine et favorisa temporairement la restauration de Timothée ainsi que celle de son frère et successeur ecclésiastique, Pierre le Foulon, à Antioche.
Doctrine et héritage
La position de Timothée s’inscrit dans le courant qui refusait de reconnaître l’autorité du concile de Chalcédoine et affirmait l’unité du Christ incarné. Les sources chalcédoniennes le présentent comme un adversaire du concile et lui attribuent un rôle majeur dans les troubles religieux d’Alexandrie ; les traditions coptes et syriaques le comptent au contraire parmi les défenseurs de la foi alexandrine. Les désignations ultérieures de « monophysite » doivent être employées avec prudence, car les Églises concernées se comprennent généralement comme confessant une christologie mia-physite plutôt qu’une négation de l’humanité du Christ.
Après la chute de Basilisque, Timothée fut de nouveau soumis aux décisions du pouvoir impérial. Il mourut en 477. Son épiscopat contribua à établir durablement la séparation entre l’Église d’Alexandrie opposée à Chalcédoine et les hiérarchies impériales qui en reconnaissaient les décisions.

Auteur/autrice
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