ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib Zayn al-Ābidīn (0658?-0712)
- 450 words
ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, Zayn al-ʿĀbidīn
Identité et milieu familial
ʿAlī ibn al-Ḥusayn ibn ʿAlī ibn Abī Ṭālib, connu sous les surnoms de Zayn al-ʿĀbidīn (« parure des dévots ») et d’al-Sajjād (« celui qui se prosterne fréquemment »), est une figure majeure de la descendance de Muḥammad par sa fille Fāṭima et son gendre ʿAlī ibn Abī Ṭālib. Il est le fils de Ḥusayn ibn ʿAlī, tué à Karbalāʾ en 680, et le petit-fils de ʿAlī, quatrième calife selon la tradition sunnite et premier imam selon le chiisme.
Les indications chronologiques généralement retenues le font naître vers 658-659 et mourir à Médine vers 712-713. Les traditions divergent sur plusieurs détails de sa biographie, notamment sur l’identité de sa mère. Il est généralement présenté comme le quatrième imam dans le chiisme duodécimain, qui fait commencer son imamat après la mort de son père.
Karbalāʾ et la période médinoise
Présent dans le groupe de Ḥusayn lors de la marche vers Kūfa puis de l’affrontement de Karbalāʾ, ʿAlī ibn al-Ḥusayn ne combattit pas, les récits le décrivant comme gravement malade. Après la mort de Ḥusayn, il fut conduit avec les femmes et les enfants de la famille à Kūfa, puis à Damas auprès du calife omeyyade Yazīd. Les récits chiites accordent une place importante à ses prises de parole, qui auraient affirmé les droits de la famille du Prophète et dénoncé la violence exercée contre elle.
Après son retour, il vécut principalement à Médine. Sa position fut marquée par la dévotion, l’enseignement et la discrétion politique. Il ne dirigea pas de soulèvement contre les Omeyyades et s’attacha plutôt à maintenir l’autorité religieuse et morale de la famille de ʿAlī. Sa réputation de piété, d’ascèse et de générosité lui valut une grande considération au-delà des seuls milieux chiites.
Œuvres et postérité
La tradition lui attribue la Ṣaḥīfa Sajjādiyya, recueil de prières en arabe qui développe des thèmes tels que la louange de Dieu, le repentir, la justice, les devoirs envers autrui et la condition de la communauté croyante. Le texte intitulé Risālat al-Ḥuqūq (« Épître sur les droits ») lui est également attribué : il expose les obligations de l’être humain envers Dieu, son corps, sa famille, ses voisins et la société. La transmission exacte de ces textes et l’histoire de leur rédaction font toutefois l’objet de discussions.

Auteur/autrice
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