Que cultivait-on au Moyen Âge ?
Que cultivait-on au Moyen Âge ?
Que cultivait-on au Moyen Âge ?
Dans l’Occident médiéval, les cultures variaient selon le climat, les sols, le relief et les traditions locales. Les céréales occupaient toutefois une place centrale : le froment, destiné notamment au pain blanc des élites et des villes, mais aussi le seigle, l’orge et l’avoine. L’épeautre et d’autres variétés de blé étaient également cultivés dans certaines régions. Les céréales servaient à l’alimentation humaine, à la fabrication de boissons fermentées et, pour une part importante, à nourrir les animaux.
Les paysans cultivaient aussi des légumineuses, comme les pois, les fèves et les lentilles. Riches en protéines et capables d’enrichir les sols, elles complétaient les céréales dans l’alimentation. Les jardins produisaient des choux, navets, poireaux, oignons, ail, carottes anciennes, betteraves et diverses plantes aromatiques. Les vergers fournissaient des pommes, poires, prunes, cerises et noix. La vigne était très répandue dans les régions favorables, tandis que l’olivier dominait davantage dans les zones méditerranéennes.
Certaines cultures répondaient à des besoins artisanaux ou commerciaux : le lin et le chanvre servaient à produire des fibres et de l’huile, tandis que le pastel, la garance ou le safran pouvaient fournir des colorants ou des épices. Dans le sud de l’Europe, on trouvait également des cultures méditerranéennes comme le riz dans des espaces limités et la canne à sucre dans certaines régions. Les champs n’étaient pas consacrés à une seule plante : les rotations, les associations de cultures, les pâturages et les jachères changeaient selon les périodes et les lieux. Enfin, le maïs et la pomme de terre ne faisaient pas partie de l’agriculture médiévale européenne : ils furent introduits après les voyages transatlantiques de la fin du XVe siècle.

