Comment enfilait-on une armure ?
Comment enfilait-on une armure ?
La manière de s’équiper dépendait de l’époque et du type d’armure. On commençait généralement par revêtir une tunique matelassée, appelée gambison ou vêtement de protection comparable. Elle amortissait les chocs, limitait les frottements et pouvait servir de support à certaines pièces. Lorsque le combattant portait une cotte de mailles, celle-ci était ensuite passée par la tête ou enfilée comme un vêtement, puis ajustée à l’aide de liens, de ceintures ou de courroies.
À la fin du Moyen Âge, une armure de plates s’enfilait par éléments. Le combattant passait d’abord les jambes dans les chausses ou les protections de cuisses, puis fixait les genouillères et les jambières. Il enfilait ensuite les pièces protégeant le torse, les épaules et les bras. Des sangles, des boucles et parfois des attaches internes maintenaient chaque partie en place. Les articulations étaient conçues pour permettre la flexion du coude, du genou et de l’épaule, de sorte que l’armure ne formait pas une enveloppe rigide et immobile.
Le casque était habituellement placé en dernier, après le vêtement matelassé et les protections de la tête. Un aide pouvait être utile pour fermer certaines attaches, ajuster les pièces dorsales ou vérifier que rien ne gênait les mouvements, mais il n’était pas toujours indispensable. Une armure bien ajustée pouvait donc être mise et retirée par son porteur, avec davantage de difficulté selon sa conception et son état.
Enfin, le bouclier, les armes et les accessoires étaient pris après l’armure. L’équipement n’était pas identique pour tous : un fantassin, un archer et un combattant monté ne portaient ni le même nombre de pièces ni le même ordre exact d’habillage.

