Comment faisait-on la lessive ?
Comment faisait-on la lessive ?
Comment faisait-on la lessive ?
Au Moyen Âge, la lessive reposait surtout sur l’eau, la cendre et le travail manuel. Le linge de lin ou de chanvre était d’abord trié, puis mis à tremper dans l’eau afin de détacher les salissures. On le plaçait ensuite dans une cuve, un baquet ou un grand récipient, avant de verser de l’eau chaude à travers de la cendre de bois. Cette cendre fournissait une solution alcaline, capable de dissoudre une partie des graisses et des impuretés. La quantité de linge traitée dépendait des installations disponibles, de l’accès à l’eau et du temps que l’on pouvait consacrer à cette tâche.
Un travail physique et collectif
Après le trempage ou le lavage à chaud, les pièces étaient frottées, frappées ou battues pour décoller la saleté, puis rincées plusieurs fois dans une rivière, un lavoir, un bassin ou un simple point d’eau. Le linge était ensuite essoré à la main et étendu sur de l’herbe, des cordes, des haies ou des supports en bois afin de sécher. Le soleil pouvait contribuer à éclaircir les textiles blancs. Cette activité était particulièrement exigeante pour les grandes familles, les communautés religieuses, les auberges et les foyers aisés, qui pouvaient employer une aide spécialisée.
On ne lavait pas tous les vêtements de la même manière. Le linge porté à même la peau, notamment les chemises et les coiffes, était plus facilement lavable que les vêtements de laine, qui supportaient mal les lavages vigoureux et l’eau très chaude. Ces derniers étaient plutôt aérés, brossés, battus ou nettoyés localement. Le savon existait déjà, mais il n’était ni identique partout ni accessible à tous en permanence : la cendre restait donc un procédé courant. Enfin, la fréquence des lessives variait selon les ressources, la saison, le milieu social et les usages locaux ; l’image d’un Moyen Âge où personne ne se lavait est donc très exagérée.

