Comment franchissait-on des murailles ?
Comment franchissait-on des murailles ?
Comment franchissait-on des murailles ?
Franchir une muraille était l’une des opérations les plus difficiles d’un siège. L’assaut direct commençait souvent par l’emploi d’échelles, portées et dressées contre le rempart sous la protection de boucliers, de mantelets ou d’autres engins mobiles. Les soldats devaient ensuite gravir l’échelle malgré les projectiles, les pierres et les armes lancés depuis les créneaux. Les défenseurs pouvaient aussi repousser les échelles, enflammer certains dispositifs ou utiliser des crochets et des cordes contre les assaillants.
Les armées disposant de moyens importants construisaient des tours de siège, généralement en bois. Plus hautes que le mur ou suffisamment élevées pour atteindre ses parties supérieures, elles permettaient de faire passer des combattants sur une plateforme ou un pont mobile. Leur déplacement exigeait toutefois un terrain relativement praticable et une protection contre le feu. D’autres travaux consistaient à élever une rampe de terre et de fascines jusqu’au sommet du rempart, ou à combler un fossé afin d’approcher les engins.
Le contournement et la destruction des défenses
On ne cherchait pas toujours à escalader la muraille. Les assaillants pouvaient ouvrir une brèche en creusant une sape sous les fondations, puis en provoquant l’effondrement d’une partie du mur. Ils pouvaient aussi concentrer leurs attaques sur une porte, tenter de la forcer ou profiter d’une sortie mal surveillée, d’une trahison ou d’une négociation. À la fin du Moyen Âge, les canons contribuèrent à rendre certaines murailles vulnérables, surtout lorsqu’elles étaient hautes et peu adaptées aux tirs d’artillerie. Le franchissement dépendait donc autant de la technique que de la durée du siège, des ressources disponibles et de la capacité à affaiblir la défense.

