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Les rues étaient-elles pavées ?

Oui, certaines rues médiévales étaient pavées, mais il ne faut pas imaginer que toutes les voies urbaines l’étaient. Le pavage concernait surtout les rues importantes, les abords des marchés, les passages très fréquentés et certains quartiers centraux. Il pouvait être réalisé avec des pierres irrégulières, des galets, des dalles ou des blocs plus soigneusement assemblés. Dans quelques villes, des portions de chaussée furent également aménagées en bois, notamment dans les zones humides.

De nombreuses rues restaient cependant en terre battue, couvertes de gravier ou simplement constituées d’un sol compacté. Les ruelles secondaires, les faubourgs et les chemins situés en périphérie étaient généralement moins entretenus que les axes principaux. Le niveau d’aménagement dépendait des ressources de la ville, de la nature du terrain, de l’importance commerciale de la voie et de la période considérée.

Le pavage ne supprimait pas les difficultés de circulation. La pluie transformait les rues non pavées en boue et pouvait rendre les chaussées pavées glissantes. Les déchets, la paille, les eaux usées et les déjections animales s’y accumulaient aussi lorsque l’entretien était insuffisant. Des caniveaux, des rigoles ou des aménagements destinés à l’écoulement de l’eau accompagnaient parfois les rues pavées, mais leur efficacité variait fortement. Ainsi, une ville médiévale associait généralement des rues soigneusement aménagées à de nombreuses voies plus rudimentaires.

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