Que signifient les couleurs d’un blason ?
Que signifient les couleurs d’un blason ?
Dans l’héraldique médiévale, les couleurs d’un blason servent d’abord à distinguer clairement un écu, une famille, un seigneur, une ville ou une institution. Elles ne possèdent pas toujours une signification symbolique fixe et universelle. Leur choix répond notamment aux règles de composition et à la nécessité de rendre les figures visibles, y compris à distance.
Les principales teintures héraldiques
Les métaux sont l’or, généralement représenté en jaune, et l’argent, représenté en blanc. Les couleurs proprement dites comprennent le gueules, c’est-à-dire le rouge, l’azur, ou bleu, le sable, ou noir, le sinople, ou vert, et plus rarement le pourpre. On rencontre aussi des fourrures héraldiques, comme l’hermine et le vair. Une règle fondamentale veut qu’un métal ne soit normalement pas posé sur un autre métal, ni une couleur sur une autre couleur, afin de préserver le contraste.
À partir du Moyen Âge finissant et surtout dans les traités héraldiques postérieurs, on a souvent associé chaque teinture à des qualités : le rouge au courage, le bleu à la loyauté, le vert à l’espérance, le noir à la prudence ou au deuil, l’or à la richesse et l’argent à la pureté. Ces interprétations peuvent éclairer certains choix, mais elles ne permettent pas de traduire automatiquement tous les blasons. La couleur prend son sens dans l’ensemble des armoiries, avec les figures représentées, les devises, l’histoire de la lignée et les usages locaux.

