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Quel vin buvait-on ?

Au Moyen Âge, on ne buvait pas un vin unique, mais une grande variété de productions régionales. La vigne était surtout cultivée dans les régions au climat favorable, notamment autour de la Méditerranée, dans le sud-ouest de l’Europe et le long de plusieurs vallées fluviales. Elle existait aussi plus au nord, mais les récoltes y étaient plus incertaines. Les vins consommés dépendaient donc du lieu, du millésime, des cépages disponibles et des techniques du producteur.

Les catégories actuelles de vin rouge, blanc ou rosé ne peuvent pas être transposées exactement au Moyen Âge. On produisait des vins de teintes et de qualités variées, souvent moins limpides et moins stables que ceux d’aujourd’hui. Les procédés modernes de sélection des levures, de contrôle des températures et de conservation n’existaient pas. Beaucoup de vins étaient bus jeunes, avant de s’altérer, et leur goût pouvait être acide, trouble ou fortement marqué par les conditions de fabrication.

Le vin ordinaire accompagnait les repas, parfois coupé d’eau, surtout dans les milieux urbains, aristocratiques ou ecclésiastiques qui pouvaient s’en procurer régulièrement. Les populations vivant loin des vignobles en consommaient moins et recouraient davantage à la bière, au cidre ou à d’autres boissons locales. Il ne faut donc pas imaginer que chacun buvait du vin quotidiennement.

À la fin du Moyen Âge, certains vins étaient aromatisés avec du miel, des épices ou des plantes. L’hypocras, généralement sucré et épicé, était plutôt une boisson recherchée qu’un simple vin de table. Les noms de cépages employés aujourd’hui ne doivent enfin pas être attribués automatiquement aux vins médiévaux : les variétés et les usages ont beaucoup changé depuis cette période.

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