Comment fabriquait-on une cotte de mailles ?
Comment fabriquait-on une cotte de mailles ?
Comment fabriquait-on une cotte de mailles ?
La fabrication d’une cotte de mailles commençait par la production de petits anneaux en fer, puis en acier dans certains cas. Le métal était étiré en fil à l’aide d’une filière, avant d’être enroulé autour d’un mandrin pour former une spirale. Cette spirale était ensuite découpée afin d’obtenir des anneaux individuels. Selon les périodes et les régions, certains anneaux pouvaient aussi être fabriqués à partir de bandes ou de feuilles de métal découpées et percées.
Assemblage et fermeture des anneaux
Les anneaux étaient assemblés selon un principe très répandu : chaque anneau pouvait être relié à quatre autres, selon une disposition en lignes diagonales. Pour constituer une protection souple, l’artisan alternait parfois des anneaux entièrement fermés, soudés ou forgés, avec des anneaux ouverts puis rivetés. La fermeture par rivet demandait d’aplatir les deux extrémités de l’anneau, de les percer, puis d’y placer un petit rivet. Celui-ci pouvait avoir une tête ronde ou une forme plus aplatie. Toutes les cottes de mailles n’étaient donc pas fabriquées exactement de la même manière.
Le travail était extrêmement long, car une seule cotte pouvait comporter plusieurs dizaines de milliers d’anneaux. Les anneaux étaient d’abord assemblés en bandes ou en panneaux, puis ajustés pour former le torse, les manches et parfois un capuchon. L’armurier contrôlait ensuite les défauts, éliminait les arêtes dangereuses et pouvait nettoyer ou polir le métal. La cotte de mailles offrait une bonne protection contre les coupures tout en restant flexible, mais elle était lourde et ne constituait pas une protection absolue contre les coups puissants ou les projectiles.

