Comment se lavait-on les cheveux ?
Comment se lavait-on les cheveux ?
Au Moyen Âge, l’entretien des cheveux reposait surtout sur le peignage, le brossage et des lavages ponctuels. On utilisait de l’eau puisée à la maison, à une fontaine, dans un cours d’eau ou dans un établissement de bains, selon les lieux et les moyens disponibles. La fréquence variait fortement : elle dépendait de la saison, du travail, de l’accès à l’eau, des habitudes familiales et du statut social. Il n’existait donc pas une seule manière médiévale de se laver les cheveux.
Des produits simples et variés
Pour nettoyer les cheveux, on pouvait employer de l’eau seule, parfois tiède, ou une eau additionnée de plantes aromatiques. Des décoctions de camomille, de romarin ou d’autres végétaux étaient appréciées pour leur parfum et leurs propriétés nettoyantes supposées. Le savon existait, mais il n’était pas utilisé partout ni par tout le monde pour la toilette des cheveux. Les savons fabriqués à partir de graisses et de cendres pouvaient être efficaces, mais aussi assez agressifs pour le cuir chevelu et les cheveux.
Le peigne jouait un rôle essentiel. En bois, en os ou en corne, il servait à démêler les cheveux, à retirer les saletés et à limiter la présence de parasites. Les cheveux longs étaient souvent tressés, attachés ou couverts, ce qui les protégeait partiellement de la poussière. Dans certaines circonstances, on pouvait aussi employer des poudres ou des matières absorbantes pour réduire le gras entre deux lavages. Les pratiques différaient toutefois selon les régions, les périodes et les milieux sociaux : l’image d’une population médiévale entièrement sale et privée de soins est donc exagérée, même si l’hygiène quotidienne ne ressemblait pas à celle d’aujourd’hui.

