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Comment utilisait-on le miel ?

Au Moyen Âge, le miel servait d’abord à sucrer les aliments et les boissons. Le sucre de canne existait en Méditerranée et dans certaines régions chrétiennes, mais il demeurait longtemps une denrée coûteuse et peu accessible. Le miel, produit localement lorsque l’apiculture était possible, était donc plus courant. On l’ajoutait aux bouillies, aux pâtisseries, aux fruits, aux préparations de céréales et à certaines sauces, notamment pour adoucir ou équilibrer des saveurs acides et épicées.

Il entrait également dans la préparation de boissons fermentées, en particulier l’hydromel. Celui-ci pouvait être consommé seul ou associé à des aromates. Le miel était aussi utilisé pour enrober certains aliments et contribuer à leur conservation, même si son emploi ne remplaçait pas le salage, le séchage ou le fumage. Son usage variait selon les régions, les récoltes et le niveau de vie : les foyers ruraux disposant de ruches n’y avaient pas le même accès que les populations urbaines ou les ménages modestes.

Un ingrédient de la médecine médiévale

Les textes médicaux médiévaux attribuaient au miel des propriétés adoucissantes, purifiantes et cicatrisantes. Il pouvait être mélangé à des plantes, à du vinaigre ou à d’autres substances dans des remèdes destinés aux maux de gorge, aux troubles digestifs ou aux blessures. Ces pratiques relevaient des conceptions médicales de l’époque et ne doivent pas être confondues avec une médecine moderne fondée sur des essais contrôlés. Enfin, le miel ne doit pas être confondu avec la cire d’abeille : cette dernière avait surtout des usages liés aux bougies, aux sceaux et à divers travaux artisanaux.

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