Quels types de boucliers existaient ?
Quels types de boucliers existaient ?
Au Moyen Âge occidental, le bouclier se décline en plusieurs formes, adaptées à la période, au statut du combattant et au type de combat. Il est généralement constitué de planches de bois recouvertes de cuir, de toile ou de parchemin, avec des renforts et des éléments métalliques variables. Sa fonction ne se limite pas à arrêter les coups : il protège aussi le visage, le torse ou les jambes et peut servir à maintenir une formation défensive.
Les principales formes médiévales
Le bouclier rond, parfois muni d’un umbo métallique central, est très répandu au haut Moyen Âge. Il reste utilisé plus tard sous différentes dimensions. Le bouclier en amande, ou bouclier normand, possède une partie inférieure allongée qui protège mieux les jambes lorsqu’il est porté à cheval ou à pied. À partir des XIIe et XIIIe siècles, le bouclier en écusson, plus court et souvent échancré dans sa partie supérieure, devient particulièrement associé au combat chevaleresque et à l’héraldique.
Le bouclier triangulaire ou « heater », de dimensions réduites, apparaît surtout dans les usages de la fin du Moyen Âge. Le petit bouclier rond tenu au poing, appelé parfois bocle ou bouclier de poing, accompagne notamment le combat rapproché et l’escrime. Le pavois est au contraire un grand bouclier, souvent utilisé par les fantassins et les arbalétriers pour se protéger derrière lui pendant le tir ou lors d’un siège. Dans certaines régions et à la fin de la période médiévale, on rencontre aussi des boucliers ronds de grande taille, comme la rondache.
Ces catégories ne sont pas totalement rigides : les formes se chevauchent selon les régions et les représentations artistiques simplifient parfois les objets réels. Un bouclier pouvait également être décoré de couleurs, de motifs religieux ou d’armoiries, sans que cette décoration détermine nécessairement sa forme ou son usage.

